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Modèle
Catégorie:sémantique
Le mot modèle synthétise les deux sens symétriques et opposés de la notion de ressemblance, d'imitation, de représentation. En effet, il est utilisé
- pour un objet dont on cherche à donner une représentation, qu'on cherche à imiter (exemple : le « modèle » du peintre, le « modèle » que constitue le maître pour le disciple).
- pour un concept ou objet qui est la représentation d'une autre (le « modèle réduit », le « modèle » du scientifique).
Le premier sens est le sens original. Le second sens dérive probablement de la pratique des scientifiques et des ingénieurs consistant à construire d'abord un prototype, concret ou conceptuel, qui servira de « modèle » soit à une construction réelle, soit d'un assemblage de concepts représentant de manière simplifiée un phénomène réel ou une prédiction théorique.
Modèle et Réductionnisme
La démarche de modélisation concrétise le principe cartésien. Il s'agit tout à la fois de se simplifier le travail, en éliminant les détails difficiles à reproduire, et d'obtenir un résultat plus net, en se concentrant sur les seuls traits importants.
La modélisation est une discipline qui a ses règles, adaptées au domaine étudié.
Ainsi, les proportions que doit respecter un modèle réduit pour qu'on puisse extrapoler son comportement à l'objet de taille réelle peuvent être différente de ce qui parait a priori naturel. Par exemple, la mécanique des fluides ne permet pas une simple homothétie entre le bateau et une maquette, tandis que l'extrapolation statistique ne permet pas une évolution dans les mêmes proportions entre une population étudiée et un échantillon représentatif.
- Le modèle est une représentation d'une réalité cachée. Elle ne constitue pas cette réalité.
- Le modèle est toujours perfectible.
- Il doit permettre d'expliquer la réalité qu'il représente.
- Un modèle est jugé utile jusqu'au moment où on en construit un meilleur.
- On n'a aucune certitude que le comportement du modèle correspond au comportement de la réalité cachée.
Science et technique
Voir l'article détaillé Méthode scientifique.
En sciences et en génie, le mot « modèle » est utilisé dans trois contextes différents:
- La maquette ou le plan servant au prototypage;
- Le modèle conceptuel, visant à la compréhension et au diagnostic; une «vue de l'esprit» analytique ou algorithmique (avec ou sans mathématiques) représentant des phénomènes et leurs relations; à l'extrême, la théorie des modèles explore les possibilités logiques des modèles;
- Les simulations, de nature prédictive ou diagnostique, souvent mises en œuvre par ordinateur. On distingue entre autres:
- Les modèles statistiques
- Les modèles numériques
- Les simulations avec intervention humaine, ce qui englobe les jeux et les simulations d'entraînement.
Sciences humaines
Dans un sens applicable par exemple à la politique, à la sociologie, ou à la culture, le modèle établit une gouverne plastique à l'intention d'une espèce, d'un genre ou d'une société. Il fonde un ensemble de règles, établit une morale plus ou moins souple et la publie, la manifeste. Le modèle sert d'énoncé de référence et définit librement une forme, une structure sociale, éventuellement une communauté.
Autres acceptions
Autres mots portant deux sens opposés
Pour des raisons diverses, il est relativement fréquent qu'un même mot désigne deux choses opposées. On peut citer les mots hôte, louer, et à tous les qualificatifs, qui, par dérision, peuvent être attribués à des gens ou choses totalement dépourvues de la qualité visée.
Lien propre à Wikipédia
- Modèles de Wikipédia
Lien interne
- le mannequin : modèle de la mode.
Mécanique des fluidesLa mécanique des fluides est la branche de la physique qui étudie les forces exercées sur les fluides, c'est-à-dire des liquides et des gaz. Elle est actuellement étendue à des écoulements solides tels les glaciers ou le manteau terrestre.
Les liquides et les gaz sont tout deux traités en tant que fluide car leur mouvement est régi par les même équations.
La mécanique des fluides se compose de deux grandes sous-branches:
- la statique des fluides, ou hydrostatique, qui étudie les fluides au repos. C'est historiquement le début de la mécanique des fluides, avec la poussée d'Archimède, l'étude de la pression
- la dynamique des fluides qui étudie les fluides en mouvement ; les fluides visqueux relèvent de la rhéologie.
La mécanique des fluides a de nombreuses applications dans divers domaines comme l'ingénierie navale, l'aéronautique, l'étude de l'écoulement du sang (hémodynamique), mais aussi la météorologie ou l'océanographie.
Voir aussi
Articles connexes
- Oléohydraulique
Liens externes
- [http://www.toutsurlaphysique.fr/src/articles/mecanique/mecanique.html Les lois de la mécanique des fluides] sur le site [http://www.toutsurlaphysique.fr ToutSurLaPhysique.fr]
- [http://www.educnet.education.fr/rnchimie/gen_chim/triboulet/rtf/mecafluide.pdf www.educnet.education.fr] - PDF reprenant les notions générales de la mécanique des fluides
Mecanique des fluides
Mecanique des fluides
Mecanique des fluides
Mecanique des fluides
Mecanique des fluides
Mecanique des fluides
ja:流体力学
StatistiqueCatégorie:Statistiques
Une statistique (au singulier) est utilisée pour donner le résultat de l'application d'une méthode statistique à un ensemble de données.
Dans le calcul de la moyenne arithmétique, par exemple, l'algorithme consiste à calculer la somme de toutes les valeurs des données et à diviser par le nombre de données. La moyenne est ainsi une statistique. Pour être complet dans la description de l'utilisation d'une statistique, il faut décrire à la fois la procédure et l'ensemble de données.
L'usage populaire du terme pour désigner une mesure seule, diffère de ce sens. Un statisticien n'appellera jamais la hauteur d'une personne individuelle une statistique, mais pourra utiliser le terme pour se référer dans ce contexte à la hauteur médiane d'un groupe de personnes.
Voir aussi
- Statistiques
- Théorie des statistiques
- Statistique (mathématiques élémentaires)
- Statistique descriptive
- Statistique inférentielle
ja:統計学
ms:Statistik
simple:Statistics
StatistiqueCatégorie:Statistiques
Une statistique (au singulier) est utilisée pour donner le résultat de l'application d'une méthode statistique à un ensemble de données.
Dans le calcul de la moyenne arithmétique, par exemple, l'algorithme consiste à calculer la somme de toutes les valeurs des données et à diviser par le nombre de données. La moyenne est ainsi une statistique. Pour être complet dans la description de l'utilisation d'une statistique, il faut décrire à la fois la procédure et l'ensemble de données.
L'usage populaire du terme pour désigner une mesure seule, diffère de ce sens. Un statisticien n'appellera jamais la hauteur d'une personne individuelle une statistique, mais pourra utiliser le terme pour se référer dans ce contexte à la hauteur médiane d'un groupe de personnes.
Voir aussi
- Statistiques
- Théorie des statistiques
- Statistique (mathématiques élémentaires)
- Statistique descriptive
- Statistique inférentielle
ja:統計学
ms:Statistik
simple:Statistics
Espèce
L'espèce est l'unité de base de la systématique. Elle est généralement définie comme une population dont les membres peuvent se croiser sans difficultés dans des conditions naturelles. Une autre définition repose sur la notion de ressemblance (ou au contraire de degré de différence), concept encore très utilisé en paléontologie, où il n'y a pas d'alternative. Certains auteurs utilisent même ces deux principes pour définir les espèces.
L'étude de l'ADN permet de nos jours de rechercher des resemblances non visibles directement sur le plan physique phénotype. Mais le critère quantitatif (nombre de gènes identiques) masque le critère qualitatif, par définition non mesurable. Ainsi, la classification des Orchidées de type Ophrys fait ressortir un grand nombre d'espèces, visiblement différentes (donc du point de vue phénotype) alors que leur gènes sont sont révélés quasi identiques - donc du point de vue génotype!
L'espèce biologique est aujourd'hui le plus souvent définie comme une communauté reproductive (interfécondité) de populations. Si cette définition se prète assez bien au règne animal, il est moins évident dans le règne végétal, où se produisent fréquemment des hybridations. On associe souvent le double critère de réunion par interfécondité et séparation par non-interfécondité, pour assurer la perpétuation de l'espèce.
Une question mérite d'être posée : est-ce que la notion d'espèce constitue une simple commodité de travail ou bien est-ce qu'elle possède une réalité indépendante de notre système de classification ? Possède-t-elle une véritable signification dans l'absolu ? Les réponses à ces considérations relèvent de l'épistémologie et de la sémantique opérationnelle autant que de la biologie.
Le problème se complique du fait des questions d'interfécondité présente ou absente, et pas toujours aussi tranchée que dans les manuels : des populations A1 et A2 peuvent être interfécondes, ainsi que A2 et A3, etc., et l'on peut avoir à un moment des populations A1 et An qui ne le sont pas (ce cas de variation clinale ou species ring est rapporté par Konrad Lorenz chez les goélands. La notion d'espèce se dissout alors dans une sorte de flou.
L'interfécondité ne permet donc pas de dire qu'il s'agit de mêmes espèces tandis que la non-interfécondité suffit à dire qu'il s'agit d'espèces différentes. Cette non-interfécondité doit être recherchée aussi et surtout dans les descendants : Chevaux et Anes sont interféconds mais leurs hybrides (mule et mulet, Bardeau ou bardot) le sont rarement. Les deux populations forment donc des espèces différentes.
De même, certaines races de chiens (Canis familiaris) s'hybrident sans problème — et ont une descendance féconde — avec des loups communs (Canis lupus), tandis que leur hybridation avec d'autres races de leur propre espèce Canis familiaris reste bien problématique - dans le cas par exemple d'une femelle Chichahua et d'un mâle Saint-Bernard !
Cela s'explique par deux faits : le chien domestique est extrèmement polymorphe et c'est une sélection artificielle à partir de Loups - il y a maintenant des preuves génétiques. On devrait donc le nommer Canis lupus familiaris, c'est-à-dire une sous-espèce du Loup donc parfaitement interfécond avec lui...
Évolution de la notion d'espèce au cours du temps
Concept empirique, la notion d'espèce a évolué avec le temps et son histoire a été marquée par la pensée de grands naturalistes comme Linné, Buffon et Darwin.
- Dans un premier temps, on a considéré les espèces comme des entités fixes définies par des critères morphologiques. Cette conception typologique a trouvé son apogée avec les travaux de Linné et l'établissement de collections d'individus « typiques » de l'espèce.
- Selon Cuvier, une espèce peut être définie comme la collection de tout les corps organisés nés les uns des autres ou de parents communs et de ceux qui leur ressemblent autant qu'ils ne se ressemblent entre eux.
- Cette conception a évolué vers une espèce « taxonomique » pour laquelle l'analyse mathématique d'un grand nombre de critères suffirait à établir un seuil à partir duquel on pourrait dire que deux individus appartiennent à des espèces différentes. L'espèce serait alors plus un concept commode qu'une entité biologique réelle.
- Les insuffisances de cette méthode ont conduit à une autre approche qui est la notion d'espèce biologique fondée essentiellement sur les critères d'interfécondité et d'isolement (Ernst Mayr, 1942), avec là encore quelques difficultés pour différencier par exemple des espèces qui ne sont naturellement pas en contact etc.
- Ceci a conduit à amender cette définition de l'espèce en y incluant une composante écologique. A compter de 1963, Ernst Mayr définit ainsi l'espèce comme une communauté reproductive de populations, reproductivement isolée d'autres communautés, et qui occupe une niche particulière dans la nature. Cette définition opérationnelle de l'espèce n'est toutefois pas exempte de problèmes (par exemple, la reconnaissance des niches).
- Une grande partie de ces problèmes peut être évitée si l'on considère l'histoire des êtres vivants. L'évolution est un processus historique et les espèces sont le résultat de l'éclatement d'espèces qui les ont précédées (spéciation). Tous les critères précédents se doivent d'être corrélés avec les relations généalogiques.
:: Une espèce est donc un lignage simple qui possède ses propres tendance évolutives et son propre destin historique. (d'après Delforge P Guide des Orchidées d'Europe... Delachaux et Niestlé 1994. La notion de « destin » n'a aucune assise scientifique : “son propre historique” non seulement conviendrait bien mieux mais, en plus, c'est ce que cherche à découvrir nombre de scientifiques ! La notion de “lignage simple” doit aussi être nuancé car, comme on l'a vu, une certaine interfécondité reste possible entre certaines espèces proches : il peut en résulter des descendants féconds aux caractéristiques plus adaptées à leur milieu qui formeront peut-être avec le temps une espèce à part entière.
Voir aussi
- crimes contre l'espèce humaine
- espèce disparue — espèce domestiquée — espèce extirpée — espèce menacée — espèce vulnérable — espèce en danger de disparition
- espèce humaine ou Homo sapiens
- race, ou
- race humaine
- spéciation
- théorie de l'évolution
Liens externes
- [http://species.wikipedia.org/wiki/Main_Page Wikispecies (répertoire du vivant)]
- [http://sauverlaterre.free.fr/ecosysteme.html Les espèces sont menacées sur Terre]
- [http://www.inra.fr/dpenv/leguyc46.htm Doit-on abandonner le concept d’espèce ?] par Hervé Le Guyader
Catégorie:Taxinomie
catégorie:Botanique
catégorie:Zoologie
ja:種 (生物)
ms:Spesies
th:สปีชีส์
Morale ja:道徳
Catégorie:Philosophiecatégorie:morale
La morale est un ensemble de règles de conduite, de relations sociales qu'une société se donne et qui varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. Éthique et morale ont des sens proches et sont souvent confondus, l'éthique serait l'étude de la morale.
En un sens philosophique, la morale est la théorie normative des actions humaines. Elle porte principalement sur la finalité de l'action et cherche à résoudre les questions qui peuvent se poser dans la délibération et la prise de décision :
- Que dois-je faire ?
- Qu'aurais-je dû faire ?
- Y a-t-il des limites à mes actions ?
Les philosophes divisent la morale en trois domaines dont les limites ne sont pas toujours parfaitement fixées :
- Méta-éthique : entendue comme la recherche des origines et du sens de nos concepts moraux ;
- Morale ou éthique normative, qui concerne les critères de nos comportements (habitudes, devoirs, conséquences de nos actes) ;
- Morale ou éthique appliquée, application des deux premières à des problèmes spécifiques et controversés (par exemple, avortement, environnement, droits des animaux, etc.).
Les conceptions fondamentales de la philosophie morale
Morale de la perfection
Cette morale définit le bien désirable comme perfection ; cette perfection n'est pas subjective, mais peut se décrire objectivement. Par exemple le savoir, la réussite, etc. Ce bien est conçu comme le fondement du bonheur, mais sans impliquer la satisfaction subjective. Ce bien représente souvent la réalisation optimale de la nature humaine, et se trouve être de ce fait inégalitaire. Il définit en effet une hiérarchie des perfections à atteindre, hiérarchie d'où découle le mérite des individus.
«Toutes les actions de notre âme qui nous acquièrent quelque perfection sont vertueuses, et tout notre contentement ne consiste qu'au témoignage intérieur que nous avons d'avoir quelque perfection. » (Descartes, Lettre à Elisabeth)
Morale du devoir
Les morales du devoir fondent le caractère moral de nos actions par le concept d'obligation. Ce type de morale se conçoit indépendamment de toute conséquence qui pourrait résulter de nos actions. Par exemple, selon Kant, on ne doit pas mentir pour éviter un meurtre, car l'obligation de dire la vérité est absolue et ne tolère aucune condition particulière.
Il existe plusieurs théories des devoirs :
- Pufendorf distingue trois types de devoirs :
- devoirs envers Dieu (dévotion interne et externe) ;
- devoirs envers soi-même (devoirs envers l'âme : par exemple développer ses talents, et devoirs envers le corps -ne pas se tuer, ne pas se nuire-) ;
- devoirs envers autrui (devoirs absolus : ne pas nuire, etc. et devoirs conditionnels : tenir sa parole, etc.).
- théorie des droits (par exemple Locke), dans laquelle :
- les droits sont naturels (par exemple, vivre, être libre, rechercher le bonheur) ;
- ils sont universels ;
- ils sont les mêmes pour tous ;
- ils sont inaliénables.
Il faut souligner que tout droit appelle un devoir.
- l'impératif catégorique : c'est la théorie kantienne de la morale. Kant distingue plusieurs types d'impératifs :
- l'impératif hypothétique nous dit que si nous voulons ceci, nous devons faire telle ou telle chose ;
- l'impératif catégorique nous dit seulement que nous devons faire telle chose, quoi que nous voulions ou désirions.
Les théories du devoir n'exposent pas seulement le ou les principes qui rendent morale une action, mais s'efforcent également de résoudre les conflits qui résultent de nos devoirs eux-mêmes.
Morales conséquentialistes
Dans nos actions, nous prenons souvent en compte les conséquences de nos actes. Ces conséquences peuvent donc être considérées comme des critères possibles de notre comportement, ce qui fait de ce type de morale, un type normatif. Pour une morale de ce genre, une conduite est morale si les conséquences d'un acte sont plutôt bénéfiques que défavorables. L'évaluation de la moralité d'une conduite se fait donc sur la base de ce qui est observable, plutôt que sur l'intention qui a un caractère privé et difficile à appréhender.
Plusieurs types de conséquentialisme peuvent être distingués, selon le critère que l'on choisit pour déterminer ce qui est bénéfique et ce qui est nuisible :
- l'altruisme : les conséquences de l'action favorables à quiconque excepté l'agent déterminent ce qui est bien et ce qui est mal
- l'égoïsme : les conséquences de l'action favorables à l'agent et à lui seul déterminent ce qui est bien et ce qui est mal ;
- l'utilitarisme : les conséquences de l'action favorables à tous déterminent ce qui est bien et ce qui est mal. Jeremy Bentham est l'un des premiers philosophes utilitaristes. Il propose d'une part de considérer les conséquences de nos actions, et, d'autre part, de mesurer le plaisir et la peine qui en résultent, d'où le nom d'hédonisme utilitariste de cette doctrine.
Morale féministe
Les féministes ont souligné le caractère masculin des morales occidentales et se sont efforcés de définir certains types de morale plus appropriés au genre féminin.
Le problème du fondement de la morale
D'une manière très générale, il existe deux types de conception des fondements de la morale :
- une conception objectiviste, qui affirme que les lois morales ne dépendent pas de l'homme, mais :
- sont des lois de la nature (philosophie grecque en général);
- sont des commandements divins ;
- sont des lois de la raison, auxquelles tout être raisonnable (donc l'homme) doit obéir.
- une conception relativiste, pour laquelle les valeurs morales ont une origine humaine :
- parce qu'elles sont imposées par la société ou par un groupe quelconque ;
- parce qu'il appartient à l'individu en tant que tel de les définir.
Dans la conception objectiviste (ou réaliste), les valeurs morales sont éternelles et universelles, ou, au moins, absolues ; on ne peut donc les changer ni les détruire. Au contraire, dans la seconde conception, les valeurs morales sont variables d'une société, d'un groupe ou d'un individu à l'autre. Cette seconde conception est souvent présentée de manière descriptive, alors que la première est normative. Dans la seconde, il est difficile de condamner des pratiques qui appartiennent à d'autres sociétés (peine de mort, soumission des femmes, etc.), alors que la morale du premier type prétend s'imposer à tout être raisonnable, dans tous les temps et dans tous les lieux.
Citations
Clément Rosset donne cette définition de la morale : « J'appelle morale toute forme de pensée qui sacrifie à la tentation de mettre entre elle et le réel le rempart d'une représentation quelconque d'idée ou de mots dont Marcel Aymé dit qu'ils ont l'étrange pouvoir de tenir à distance les vérités les plus éclatantes ». (Clément Rosset - Le monde et ses remèdes éditions PUF) Quand Proudhon définit la morale, il écrit : « La Justice est le respect, spontanément éprouvé et réciproquement garanti de la dignité humaine en quelque personne et dans quelque circonstance qu'elle se trouve compromise et à quelque risque que nous expose sa défense. »
Débats contemporains
- bioéthique
- l'éthique des affaires
- les droits de l'homme
- la tolérance
Bibliographie indicative
- Phédon, Platon
- Éthique à Nicomaque, Aristote
- Les politiques, Aristote
- Lettres, Epicure
- La République, Cicéron
- Des Lois, Cicéron
- Des biens et des maux, Cicéron
- Des devoirs, Cicéron
- Manuel, Entretiens, Épictète
- De la vie heureuse, Sénèque
- Contre les moralistes, Sextus Empiricus
- Contre le mensonge, Augustin d'Hippone
- Traité des passions, Descartes
- Traité de morale, Malebranche
- L'Éthique, Spinoza
- Essais de théodicée, Leibniz
- Essai philosophique concernant l'entendement humain, Locke
- Traité de la nature humaine, Hume
- Enquête sur les principes de la morale, Hume
- Justine ou les malheurs de la vertu, Sade
- Critique de la raison pratique, Kant
- Métaphysique des mœurs, Kant
- Déontologie ou science de la morale, Bentham
- Fondements de la morale et de la religion, Maine de Biran
- Système de l'éthique, Fichte
- Principes de la philosophie du droit, Hegel
- Le fondement de la morale, Schopenhauer
- L'unique et sa propriété, Stirner
- L'utilitarisme, Mill
- Aurore, réflexions sur les préjugés moraux, Nietzsche
- Par-delà bien et mal, Nietzsche
- Généalogie de la morale, Nietzsche
- Les bases de la morale évolutionniste, Spencer
- Les deux sources de la morale et de la religion, Henri Bergson
- L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Weber
- Le formalisme en éthique et l'éthique matérielle des valeurs, Scheler
Voir aussi
Ethique | Bien | Mal | Conscience | Liberté | Responsabilité | Droit | Justice | Utilitarisme | Féminisme
Hôteals:Host
Le mot hôte peut signifier :
- En langage général, le terme hôte peut désigner une personne, une organisation, un animal, une cellule, un ordinateur ou quelque chose de similaire qui reçoit des invités ou des intrus.
- En biologie, un organisme hôte héberge un parasite, un partenaire mutuel, ou un partenaire commensal
Voir aussi
- hôtesse
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Voir aussi
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- Catégories d'ébauches
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- Alerte de copyright
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- Liste des modèles et Modèles/liste
Modèles
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Modèles
ja:Wikipedia:決まり文句集
Mannequin
Les Mannequins sont des personnes des deux sexes participant aux défilés de haute-couture.
Mannequins et Top Models
Le monde des médias a érigé certaines égéries au rang de stars en strass et paillettes. On peut citer Claudia Schiffer ou Laetitia Casta. Toutefois, tous les mannequins n'ont pas cette notoriété. Aux États-Unis, la catégorie de Supermodels leur correspond.
Étymologie
Le mot mannequin vient du mot néerlandais mannekijn ou manneken (signifiant petit homme). C’est au Moyen Âge, quand la Flandre était le centre de la haute couture européenne et qu'il était interdit aux femmes de paraître en public, que la fonction de montrer les nouvelles créations incombait donc aux pages, aux mannequins, des petits hommes.
Vitrines
Le mannequin de vitrine est un objet inerte permettant de présenter les vêtements. Les magasins modernes de Paris ont entretenu la confusion des termes il y a trois ans en demandant à des mannequins de mode de poser dans des postures fixes derrière les vitrines pendant un certain temps.
un phénomène révélateur d'un changement de société
L'attrait pour le phénomène du mannequinat constitue un indéniable retour de la femme-objet, dénoncée par les féministes dans les années 60 et 70. Les représentatrices de cette mode qui a touché plusieurs générations depuis les années 80 sont Claudia Schiffer, et Vanessa Demouy dans Classe mannequin. Elle correspond à une attirance de la société pour la beauté, la forme, l'apparence plutôt que les valeurs humaines.
Voir aussi
- Mannequinat, profession de la Mode
- Manneken-pis à Bruxelles
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SerierSerie kan betyda olika saker:
# en matematisk följd av tal, se Serie (matematik).
# en illustrerad berättelse, se tecknad serie
# en form av organiserad tävlan mellan flera lag i idrott, se Serie (idrott)
# kortare ord för TV-serie
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