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Boukharine

Boukharine

Nikolaï Ivanovitch Boukharine (en russe : Николай Иванович Бухарин) (27 septembre 1888 = 9 octobre 1888 du nouveau calendrier - 13 mars 1938) fut un intellectuel, révolutionnaire bolchevik et homme politique soviétique. bolchevik Il naquit à Moscou de parents instituteurs de l'enseignement primaire. En 1906 il adhéra au Parti Ouvrier Social Démocrate de Russie (POSDR) et devint membre, en 1908, de la faction bolchevik de ce parti. Il fut forcé à l'exil étranger en 1911 et ne devait pas revenir en Russie avant les débuts de la révolution de février 1917. Pendant cette période, il vécut successivement en Autriche, en Suisse, en Suède et aux États-Unis. Pendant son exil, il rédigea plusieurs ouvrages et publia la revue Novy Mir (Un nouveau monde) en collaboration avec Trotsky et Alexandra Kollontaï. Pendant la guerre, il écrivit un fascicule sur l'impérialisme, dont les idées inspirèrent plusieurs écrits de Lénine, postérieurs et beaucoup plus connus. Après son retour en Russie en août 1917, il devint l'un des responsables bolcheviks de Moscou les plus en vue et fut élu au Comité Central. Après le succès de la révolution d'octobre, il fut chargé de l'édition de la Pravda. Boukharine dirigea l'opposition communiste de gauche à la signature du traité de Brest-Litovsk, espérant que les bolcheviks pourraient utiliser les circonstances de la guerre pour devenir le porte-étendard mondial de la Grande révolution prolétarienne. Plus tard, il changea d'opinion et se rallia à la stratégie de Lénine, approuvant la mise en place de la NEP (Nouvelle politique économique) en 1921. Certains considèrent que ce changement radical d'opinion, de la gauche vers la droite, conforte une appréciation de Lénine, formulée dans son « testament politique », selon laquelle Boukharine n'aurait jamais complètement assimilé et compris la dialectique marxiste. Cependant, il n'en devint pas moins membre titulaire du Bureau Politique en 1924 et président de l'Internationale Communiste (Komintern) en 1926. À partir de 1926, Boukharine considéré alors comme leader de l'aile droite du Parti communiste, s'allia à la tendance centriste dirigée par Staline, laquelle constituait alors la faction dirigeante après que ce dernier eut rompu son alliance antérieure avec Zinoviev et Kamenev. Ce fut Boukharine qui développa la thèse du Socialisme dans un seul pays selon laquelle le socialisme - représentant dans la théorie marxiste la première étape vers le communisme - pouvait être mis en œuvre dans un seul pays isolément. Cette nouvelle théorie signifiait que la révolution ne devait pas par nécessité être encouragée dans les pays capitalistes, la Russie pouvant à elle seule réaliser le socialisme. Cette thèse devait continuer à inspirer et à marquer le stalinisme bien après que Boukharine lui-même fut victime des purges de l'appareil du parti dans les années 1930. Lorsqu'il s'opposa en 1928 à la collectivisation de l'agriculture prônée par Staline, celui-ci attaqua les idées de Boukharine et parvint à le forcer à avouer qu'elles étaient erronées. Il perdit alors son poste au Komintern en avril 1929 et fut exclu du Politburo en novembre de la même année, ses partisans et lui-même étant taxés d'opposition de droite. Les partisans de Boukharine, menés au niveau international par le Communiste américain Jay Lovestone, furent exclus du Komintern et constituèrent une faction « Opposition de droite » pour promouvoir leurs idées. Boukharine fut ensuite temporairement réhabilité et nommé responsable de l'édition des Izvertia en 1934. Mais Staline établissait alors sa dictature : Boukharine fut arrêté en 1937, jugé en mars 1938 lors du procès dit des « Vingt et un » pendant les Grandes Purges, au motif d'avoir conspiré contre l'État Soviétique. Il fut contraint de faire son autocritique, et à confesser ses crimes avant d'être exécuté par le NKVD. Peu avant son exécution, il dicta son testament que sa femme apprit par coeur. Ce testament ne fut porté à la connaissance de la population soviétique d'un demi-siècle plus tard. A l'heure de mourir, Boukharine écrivait : "Je suis accablé par l'impuissance ressentie face à la machine infernale qui, avec des méthodes moyenâgeuses, déploie une force titanesque, produit des mensonges à la chaîne selon un plan soigneusement concerté et dont l'audace rivalise avec l'assurance.(…)Je suis membre du Parti depuis l'âge de dix-huit ans, et le combat pour les intérêts de la classe ouvrière, pour la victoire du socialisme, est l'unique but de ma vie. (…)Je me suis plus d'une fois trompé sur les voies de la construction du socialisme, je demande seulement que la postérité ne me juge pas plus sévèrement que Vladimir Ilitch ne l'a fait. Les premiers, nous nous sommes engagés vers un but unique, empruntant un chemin que personne n'avait encore pris. C'était une autre époque, avec d'autres pratiques. Dans la Pravda, une colonne était réservée à la discussion, tout le monde y participait, les uns comme les autres nous nous efforcions de trouver des voies nouvelles, nous nous disputions, pour nous réconcilier ensuite et avancer ensemble. Je m'adresse à tous les membres du Parti. (…) Dans ces jours, qui sont peut-être les derniers de mon existence, je garde la conviction que la vérité historique lavera mon nom de toute la boue dont il a été souillé. (…) Sachez camarades que sur le drapeau que vous portez, en marche triomphale vers le communisme, il y a aussi une goutte de mon sang !" Il fut officiellement réhabilité par les autorités soviétiques en 1988, ce qui fut une grande consolation pour tous les siens. Boukharine, Nikolaï Boukharine, Nikolaï Boukharine, Nikolaï ja:ニコライ・ブハーリン

Russe

Introduction

Le russe est une langue appartenant au groupe slave oriental de la famille des langues indo-européennes, auquel appartiennent aussi l'ukrainien et le biélorusse. Il compte plus de 200 millions de locuteurs. Il est la langue officielle de la Fédération de Russie et de la Biélorussie, langue de communication au sein de la Communauté des États indépendants (CEI), dominante dans certaines régions d'Ukraine (notamment le Sud et l'Ouest du pays et la capitale Kiev) et du Kazakhstan. Il a également le statut de langue officielle à l'ONU. Le russe s'écrit avec l'alphabet russe, variante d'alphabet cyrillique. Il est régi par Росси́йская Акаде́мия Нау́к (Académie des sciences de Russie).

Prononciation et alphabet

Le russe est une langue non tonale, l'accent des mots est variable (il peut se déplacer d'une forme à l'autre). Les voyelles non accentuées sont brèves et réduite (la syllabe non accentuée précédant l'accent étant moins réduite que les autres). Le russe s'écrit avec une version moderne de l'alphabet cyrillique comportant 33 lettres. Le tableau suivant présente les majuscules et leur équivalent orthographié selon les usages français : D'autres lettres ont été abolies au fil du temps, dont ѣ, і, ѳ et ѵ en 1918 et Ѧ, Ѩ, Ѫ, Ѭ, Ѯ, Ѱ, Ѥ et Ѿ qui n'étaient plus employées que dans les textes religieux vers 1750.

Orthographe

Le russe s'écrit pratiquement comme il se prononce, les voyelles non accentuées étant la principale source de difficultés. Les règles d'écritures sont claires même si certains points sont, comme dans toutes les langues vivantes, sujets à controverse. L'orthographe actuelle est le fruit de la grande réforme de 1918 (qui avait été proposée avant la révolution) et de la codification de 1956. La ponctuation, provenant initialement du grec byzantin, a été modifiée aux et s par analogie avec le système allemand et français.

Grammaire du russe

Le russe est une langue flexionnelle. La déclinaison possède six cas : # Nominatif # Accusatif # Génitif # Datif # Instrumental # Locatif (ou prépositionnel) Un vocatif subsiste dans l'invocation religieuse.

Déclinaisons

Première déclinaison – substantifs masculins

Singulier Nominatif -0- -ь -й -ий Accusatif -0- / -a -ь / -я -й / -я -ий / ия Génitif -а -я -я -ия Datif -у -ю -ю -ию Instrumental -ом -ем (3) -ем (3) -ием Prépositionnel -е -е -е -ии Pluriel Nominatif -ы (1) -и -и -ии Accusatif -ы (1)/ ов -и / ей -и / ев (3) -ии / иев Génitif -ов (2) -ей -ев (3) -иев Datif -ам -ям -ям -иям Instrumental -ами -ями -ями -иями Prépositionnel -ах -ях -ях -иях
- Accusatif : pour les animés l’accusatif est identique au génitif. Pour les inanimés il est identique au nominatif.
- 1 : On écrit и après une chuintante, г, к ou х.
- 2 : On écrit ей après une chuintante.
- 3 : Après une consonne molle on écrit ё sous l’accent, sinon e.

Première déclinaison – substantifs neutres

Singulier Nominatif -о (1) -е (2) Accusatif -о (1) -е (2) Génitif -а -я Datif -у -ю Instrumental -ом (1) -ем (2) Prépositionnel -е -e (3) Pluriel Nominatif -а -я Accusatif -а -я Génitif -0- -eй (4) Datif -ам -ям Instrumental -ами -ями Prépositionnel -ах -ях
- 1 : Après une chuintante on écrit о sous l’accent, sinon e.
- 2 : Après une consonne molle on écrit ё sous l’accent, sinon e.
- 3 : Pour les substantifs se terminant en ие au nominatif singulier on écrit ии.
- 4 : Pour les substantifs se terminant en ие au nominatif singulier on écrit ий.

Deuxième déclinaison – substantifs féminins (majoritairement)

Singulier Nominatif -a -я -ия Accusatif -у -ы -ию Génitif -ы (1) -и -ии Datif -е -е -ии Instrumental -ой (2) -ей (3) -ией Prépositionnel -е -е -ии Pluriel Nominatif -ы (1) -и -ии Accusatif -ы(1) / -0- -и / ь -ии / ий Génitif -0- -ь -ий Datif -ам -ям -иям Instrumental -ами -ями -иями Prépositionnel -ах -ях -иях
- 1 : On écrit и après une chuintante, г, к ou х.
- 2 : Après une chuintante on écrit о sous l’accent, sinon e.
- 3 : Après une consonne molle on écrit ё sous l’accent, sinon e.
- A l’accusatif pluriel on distingue les animés (= génitif) des inanimés (= nominatif).

Troisième déclinaison

Singulier (féminin) (neutre) Nominatif -ь -мя Accusatif -ь -ям Génitif -и -мени Datif -и -мени Instrumental -ью -менем Prépositionnel -и -мени Pluriel Nominatif -и -мена Accusatif -и / ей -мена Génitif -ей -мён Datif -ям -менам Instrumental -ями -менами Prépositionnel -ях -менях
- On note que les substantifs en signe mou (-ь) dans ce groupe sont tous féminins, sauf путь (chemin) qui est masculin.

Article

Le russe ne possède aucun article, défini ou indéfini.

Nom

Il y a trois genres (masculin, féminin, neutre) et deux nombres (singulier, pluriel). Le dual subsiste dans de rares cas. Généralement, la terminaison du nominatif singulier indique le genre.

Adjectif

Le système adjectival russe, tout comme le système verbal au passé, ne connaît que quatre « genres ». Il distingue le masculin, le féminin et le neutre au singulier (encore que le masculin et le neutre se confondent à partir du génitif), mais applique le même pluriel à tous les genres. Une spécificité du russe, par rapport aux autres langues slaves, est l'existence d'une forme longue (décrite ci-dessous) et d'une forme courte (invariable) des adjectifs. Déclinaison Singulier (masculin) (neutre) (féminin) Nominatif -ый -ое -ая Accusatif -ый / ого -ое -ую Génitif -ого -ого -ой Datif -ому -ому -ой Instrumental -ым -ым -ой Prépositionnel -ом -ом -ой Pluriel Nominatif -ые Akkusatif -ые / ых Genitif -ых Datif -ым Instrumental -ыми Prépositionnel -ых
- À l'accusatif (sauf le féminin singulier) on distingue les animés (terminaison comme au génitif) des inanimés (terminaison comme au nominatif). On note que tous les neutres sont inanimés (donc accusatif comme nominatif).
- Les adjectifs masculins se terminent en ой sous l'accent (ex. : большой - grand).
- Pour les adjectifs en chuintate et en ж qui n'ont pas l'accent en finale (c'est à dire tous sauf большой et чужой) le o suivant la chuintante est remplacé par e. (Par exemple: хорошый donne хорошего, хорошему etc)
- Après les chuintantes ou les lettres г, к et х on écrit и à la place de ы. Dans les mêmes cas, on n'écrit jamais я mais a, ainsi que jamais ю mais у. On distingue de plus entre les adjectifs à racine dure (cf. ci-dessus) et ceux à racine molle. Pour ces derniers on notera que :
- Pour les adjectifs masculins se terminant au nominatif par ий et les adjectifs neutres en ее on décline comme suit его, ему, им et eм.
- Les adjectifs féminins en яя se déclinent юю et ей.
- Les adjectifs pluriels en ие se déclinent их, им, ими etих.

Verbe

La conjugaison est des plus simples car il n'y a que trois temps : présent, futur et passé. Il ne connaît aussi que trois modes : indicatif, imperatif et conditionnel (bien que celui-ci ne connaisse pas de forme vraiement propre). Le verbe russe, comme dans les autres langues slaves, présente deux « aspects » : perfectif et imperfectif qui se traduisent parfois par un changement complet du radical. C'est cette particularité qui est une des difficultés du russe pour l'étudiant des pays d'Europe occidentale.

Dialectes

On distingue trois groupes de dialectes en Russie d'Europe : le russe septentrional, central et méridional. Chacun de ces groupes se décompose lui-même en plusieurs dialectes.

Russe septentrional

Situé au nord-est d'une ligne reliant le lac Ladoga à Yochkar-Ola en passant par Novgorod et Yaroslavl. Ce groupe se distingue par une prononciation du "o" non accentué comme un /o/, le "g" est guttural et le "t" se prononce dur..
- Dialecte de Ladoga et Tikhvine
- Dialecte de Kostroma
- Dialecte de Vologda
- Dialecte de Onega
- Dialecte de Beloozersk

Russe central

La limite septentrionale passe par Saint-Pétersbourg, Novgorod, Ivanovo et Nijni-Novgorod jusqu'à Tcheboksary. Au sud, cette région comprend Vélikié Louki, Moscou et Penza. L'accent local comporte des traits empruntés tant au russe septentrional qu'au russe méridional. On distingue la partie occidentale (prononcant /o/ même hors accent) et la partie orientale (prononcant le o non accentué /a/).
- Dialecte occidental de Pskov
- Dialecte occidental de Novgorod
- Dialecte oriental de Moscou et environs
- Dialecte oriental de Yegorevsk et environs
- Dialecte oriental de Temnikov et environs
- Dialecte oriental de la région Volga-Vladimir

Russe méridional

La région s'étend au sud de Vélikié Louki et passe par Ryazan et Tambov. On y prononce le o non accentué /a/, le "g" est fricatif et le "t" mouillé.
- Dialecte de Ryazan
- Dialectes du Dnepr
- Dialecte de Oskol

Voir aussi

Liens internes


- apophonie accentuelle en russe
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues slaves
      -
  - langues slaves orientales

Liens externes


- [http://www.ixl.ru Dictionnaire russe-français]
- [http://www.russki-mat.net/f/Russe_vivant.htm Glossaire Russe-Français d'argot]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/russe.html Dictionnaire Freelang] Dictionnaire russe-français/français-russe
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/russe_r.html Dictionnaire Freelang] Dictionnaire russe romanisé-français/français-russe romanisé Catégorie:Langue russe ja:ロシア語 ko:러시아어 ms:Bahasa Russia simple:Russian language th:ภาษารัสเซีย

Bolchevik

ja:ボリシェヴィキ nb:Bolsjevik simple:Bolshevik Catégorie:Idéologie Les bolcheviks constituent la faction majoritaire du Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie (le nom venant de bolchinstvo, qui signifie « majorité »), par opposition aux mencheviks (de menchinstvo, « minorité »), au moment de l'éclatement de ce parti en 1903 : les bolcheviks préconisent l'insurrection prolétarienne et ils sont favorables à un parti composé d'un petit nombre de révolutionnaires professionnels qui constitueraient l'avant-garde du prolétariat, au contraire des mencheviks, pour qui le socialisme devait s'atteindre de manière progressive, dans le cadre d'un parti de masse intégrant tous les sympathisants, quelque soit la force de leur implication personnelle. Après la Révolution russe de 1905, ils deviennent minoritaires (mais conservent leur nom), jusqu'en Octobre 1917, moment où ils prennent le pouvoir. Au cours de la guerre civile qui en résulte, les bolcheviks (devenus le Parti Communiste) mettent en place un certain nombre de mesures controversées limitant la liberté politique. Le terme de bolchevik devient plus tard synonyme de marxiste-léniniste : on le réserve ordinairement aux partisans de la première génération, qui vécut de façon active ces évènements. Le premier gouvernement se nomme sovnarkom. Le parti bolchevik est organisé grâce au centralisme démocratique cher à Trotsky et Lénine. Liste de bolcheviks
- Andreï Andreïev
- Lavrenty Beria
- Andreï Boubnov
- Nikolaï Boukharine
- Nikolaï Boulganine
- Alexandre Chliapnikov
- Nikolaï Chvernik
- Félix Dzerjinski
- Mikhaïl Frounze
- Andreï Jdanov
- Lazare Kaganovitch
- Mikhaïl Kalinine
- Lev Kamenev
- Nikita Khrouchtchev
- Sergueï Kirov
- Alexandra Kollontaï
- Lénine
- Gueorgui Malenkov
- S. Medvedev
- Anastase Mikoyan
- Viatcheslav Molotov
- Grigory Ordjonikidze
- Moïsseï Ouritsky
- Karl Radek
- David Riazanov
- Ian Roudzoutak
- Alexeï Rykov
- Staline
- Iakov Sverdlov
- Mikhaïl Tomsky
- Léon Trotsky
- Kliment Vorochilov
- Grigory Zinoviev

Moscou

Moscou (en russe Москва) est la capitale de la Fédération de Russie et, auparavant, de l'URSS. C'est une ville de 14 millions d'habitants dans une plaine au bord de la rivière Moskova. Le noyau historique de la ville se situe sur la colline qui domine la rive gauche de la Moskova, à l'endroit où se trouvent aujourd'hui le Kremlin et la place Rouge.

Histoire

Au Iouri III Moskovski se disputait avec Michel II Tverskoi le trône de la principauté de Vladimir. Ivan I l'emporta et devint le seul collecteur de taxes pour les suzerains Mongols de la Horde d'Or. Ce service permit d'obtenir des concessions notamment de transmettre le contrôle de la principauté à l'aîné et non de la diviser entre tous les enfants. Mais, lorsque la croissance de l'empire lituanien commença à menacer toute la Russie, le Khan renforça Moscou, notamment en en faisant le siège de l'église orthodoxe, lui permettant de devenir la ville la plus importante de Russie. Il est généralement considéré qu'Ivan III libéra finalement la ville du contrôle mongol en 1480, l'élevant au rang de capitale d'un empire qui finira par englober toute la Russie, y compris la Sibérie et bien d'autres territoires. La tyrannie des tsars suivants, comme Ivan le Terrible, mena à un affaiblissement de l'État, même lorsque l'empire s'étendait. En 1571 les Tatars de Crimée de l'Empire Ottoman saisirent et brûlèrent la ville. Entre 1610 et 1612 des troupes polonaises occupèrent Moscou comme la Pologne tentait sans succès d'installer un monarque sur le trône ou de constituer une union entre les États slaves. Cependant l'armée polonaise n'était que partiellement soutenue par l'aristocratie et son équivalent russe menée par le prince Pojarski obtint l'élection de Michel Romanov. Michel Romanov Moscou cessa d'être la capitale de la Russie quand en 1703 Pierre le grand fit construire Saint-Pétersbourg sur la côte de la Baltique. Le 14 septembre 1812, quand Napoléon envahit Moscou à la tête d'une partie de la Grande armée (moins de 100 000 hommes sur 400 000), la ville a été incendiée par les moscovites. Le Tsar Alexandre refuse toute négociation, Napoléon quitte Moscou le 19 octobre. À partir de novembre, la neige tombe, la température chute brutalement et la retraite, durant laquelle beaucoup périrent, tourne au désastre. Suivant le succès de la Révolution russe en 1917, Lénine la fit à nouveau la capitale. Quand l'Allemagne envahit la Russie au cours de l'Opération Barbarossa (le 22 juin 1941), l'armée centre avait Moscou comme objectif et parvint jusqu'à 60 km avant de devoir reculer. Le 19 août 1991 une insurrection incendie le gigantesque parlement de l'Union soviétique. L'URSS implose et par conséquent cet évènement met fin aux fonctions de Mikhaïl Gorbatchev, son dernier président.

Population

Culture

Moscou propose de nombreux spectacles dont les plus fameux ballets ballets et des théâtres. Il y a beaucoup de musées comme la galerie Tretiakov (art russe), le musée Pouchkine (beaux-arts) ou encore le palais des Armures (arts décoratifs). Beaucoup de moscovites se rendent en fin de semaine dans leur maison de campagne (дача).

Économie

Transport

Des neuf gares partent des rames de banlieue type RER de 24 éléments et des trains pour aller dans l'immense pays y compris le Transsibérien. Le réseau routier est constitué de trois anneaux de périphérique (dont l'extérieur - le MKAD - est d'un diamètre de plus de 100 km) et des grandes avenues. Moscou dispose de cinq aéroports : Aéroport international Sheremetyevo-1, Aéroport international Sheremetyevo-2, Aéroport international Domodedovo, Aéroport Bykovo, et Aéroport Vnukovo. Un sixième aéroport (Sheremetyevo-3) doit être inauguré en 2007. Un canal permet un accès fluvial à la Volga ce qui fait appelé la ville le port des cinq mers. L'excellent réseau de métro est très luxueux mais profond ; commencé en 1935, il comporte 12 lignes et plus de 170 stations. La profondeur de nombreuses stations est expliquée par le fait qu'elles étaient censées servir d'abris en cas d'attaque de la ville. Un réseau d'autobus et trolleybus vient compléter le métro en irriguant aussi bien le centre que les quartiers périphériques. Le 6 février 2004 dans une rame de métro près de la station Avtozavodskaïa, une bombe a tué au moins 40 personnes et fait de nombreux blessés.

Urbanisme

Surtout à l'est s'étendent des quartiers très uniformes d'immeubles - à la soviétique - sur un même modèle préfabriqué et banal appelés plattenbaus.

Monuments

plattenbaus
- Le Kremlin de Moscou qui inclut, autour de la place des cathédrales :
  - La cathédrale de l'Archange-Saint-Michel
  - La cathédrale de l'Annonciation
  - Le palais à Facettes
  - Le palais des Térems
  - L'église de la Déposition-de-la-robe-de-la-Vierge
  - La cathédrale de la Dormition
  - Le palais du Patriarche
  - l'église des Douze Apôtres
  - le clocher d'Ivan le Grand
- La Place Rouge, avec :
  - le mausolée de Lénine.
  - La cathédrale de l'Intercession de la Vierge (Saint-Basile)
- La place du Manège
- La cathédrale du Saint-Sauveur (Christ Sauveur)
- Le théâtre Bolchoï
- La Galerie Tretiakov
- Le musée des Beaux-arts Pouchkine
- Le musée et galerie d'art de l'impressionisme russe à Moscou
- La tour Ostankino (télé et radiodiffusion)
- Le couvent Novodiévitchi
- Kolomenskoïe

Sports

Moscou fut l'hôte des jeux olympiques d'été en 1980, mais les régates eurent lieu à Tallinn.

Jumelage

Moscou est jumelée avec Valenciennes.

Personnages célèbres

À Moscou sont décédés :
- Mikhaïl Kalatozov (1903 - 1973), réalisateur

Voir aussi


- Jeux Olympiques d'été de 1980

Liens externes


- [http://maps.google.com/maps?ll=55.727883,37.661133&spn=0.164198,0.481407&t=k&hl=fr Moscou vue du ciel sur Google Maps]
- [http://www.russie.net/russie/moscou.htm Russie.net]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Moscou Moscou sur Wikitravel]
- [http://www.m2012.ru/fr/ Site pour la candidature de Moscou aux JO d'été 2012]
-
Catégorie:Mégapole als:Moskau ja:モスクワ ko:모스크바 simple:Moscow th:มอสโก zh-min-nan:Moskva

Révolution russe

On appelle Révolution russe l'ensemble des événements ayant amené les deux révolutions ayant conduit au renversement du régime tsariste en Russie puis à l'installation d'un régime marxiste-léniniste :

La révolution de 1905

Création des soviets

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Révolution de février 1917

Avant 1917, la Russie était sous la direction d’un régime tsariste, autocratique et répressif, en place depuis des siècles. Au début du XX siècle, la Russie connut un essor industriel spectaculaire, entraînant un essor urbain et une grande effervescence culturelle : le vieil ordre social était ébranlé, aggravant les difficultés des plus pauvres ! Les industries florissant, la classe ouvrière – concentrée principalement dans les grandes villes – était de plus en plus exploitée. Or, après la scolarisation menée quelques années auparavant, une partie des ouvriers avait été conquise par des idées marxistes et autres idéologies révolutionnaires. Depuis lors, des attentats politiques s’étaient succédé. Toutefois, le pouvoir tsariste fit preuve d’immobilisme. Au XIX et XX, des mouvements organisés par des membres de toutes les classes de la population (étudiants ou ouvriers, paysans ou nobles) tentèrent de renverser le gouvernement – sans succès. De ce point de vue, la révolution de 1917 n’est que l’aboutissement d’une longue succession de plus petites révoltes. La défaite de la Russie lors de la Première Guerre mondiale fut en quelques sortes le déclencheur de la révolution. À l'entrée en guerre, tous les partis étaient pour cette participation, à l’exception du parti social-démocrate (les Bolcheviks) de Lénine. La guerre amena une suite impressionnante de malheurs en Russie. Dès le début du conflit, après quelques succès intiaux, l'armée connaît de lourdes défaites (en Prusse orientale notamment) ; les usines s’avèrent insuffisamment productives, le réseau ferroviaire insuffisant, le ravitaillement en armes et denrées de l’armée boiteux. Dans l’armée, les pertes battirent tous les records et des mutineries éclatèrent, le moral des troupes se trouvant au plus bas. La famine grondait, les marchandises se faisaient rares. L’économie russe, qui venait de connaître le taux de croissance le plus élevé d’Europe était à présent coupée du marché européen. Le Chambre basse du Parlement russe (la Douma), constituée de partis libéraux progressistes, mit en garde le tsar Nicolas II et lui conseilla de former une nouvelle sorte de gouvernement constitutionnel. Mais le tsar ignora l’avis de la Douma. Les évènements se déroulèrent en deux grandes étapes. La « Révolution de Février ». Le mois de février 1917 rassemblait toutes les caractéristiques pour une révolte populaire : hiver rude, pénurie alimentaire, lassitude face à la guerre… Tout commença par des grèves spontanées, début février, des ouvriers des usines de la capitale Petrograd]]. Pendant ces grèves, des manifestations furent organisées pour réclamer du pain. Ces manifestations furent soutenues par la main-d’œuvre industrielle, trouvant là une raison de prolonger la grève. Le premier jour, malgré quelques confrontations avec les forces de l’ordre, il n’y eut aucune victime. Les jours suivants, les grèves se généralisèrent dans tout [[Petrograd et la tension monta. Les slogans, jusque là plutôt discrets, se politisèrent : « À bas la guerre ! », « À bas l’autocratie ! ». Cette fois, les affrontements avec la police firent des victimes des deux côtés. Les manifestants s’armèrent en pillant les postes de police. Après trois jours de manifestations, le tsar mobilisa les troupes de la garnison de la ville pour mater la rébellion. Les soldats résistèrent aux premières tentatives de fraternisation et tuèrent de nombreux manifestants. Toutefois, durant les nuits, les troupiers rejoignirent le camp des insurgés, qui purent ainsi s’armer plus convenablement. Entre-temps, le tsar, désemparé, avait dissout la Douma et élu un comité provisoire. Le jour même, la révolution triompha. Tous les régiments de la garnison de Petrograd se joignirent aux révoltés. Cet épisode de la révolution fit tout de même des centaines de victimes. Elle amena la mort du tsarisme et les premières élections au soviet des ouvriers de Petrograd. Parallèlement, le comité provisoire de la Douma élut son propre Gouvernement provisoire. La Révolution de février 1917 en Russie entraîna l'abdication du tsar Nicolas II. Elle survint en réaction à la politique menée par le tsar, en particulier l'implication croissante de la Russie dans la Première Guerre mondiale, à laquelle s’opposait une alliance en grande partie libérale des réformateurs politiques qui voulaient instituer une assemblée constitutive démocratiquement élue. Le 24 février 1917, un début de famine provoqua des émeutes et des grèves d'ouvriers dans la capitale Pétrograd. Un bataillon des soldats fut dépêché en ville pour apaiser le soulèvement, mais beaucoup d'entre eux choisirent de déserter voire de se rebeller contre leur hiérarchie, des soviets se mettent en place. Ces évènements poussèrent Nicolas II à abdiquer le 2 mars. Un gouvernement provisoire dirigé par le prince Lvov, s'installe, concurrencé par les soviets. La période suivant l'abdication du tsar est confuse, et les gouvernements provisoires se succèdent rapidement. Malgré cela, l'implication dans la première guerre mondiale n'est pas remise en cause. Peu après le retour de Lénine en Russie (Thèses d'Avril), Kerensky, un modéré prend la tête de l'exécutif. Mais de plus en plus, les bolcheviks autrefois minoritaires au sein du PoSDR imposent leur vues et scandent pendant des semaines "La dictature du prolétariat ou la dictature de Kornilov", jouant sur la menace d'un putsch du général en chef des forces russes. La fragile république russe s'apprête à vivre ses premières élections libres (les femmes ayant d'ores et déjà le droit de vote), quand les évènement de Petrograd éclatent.

Révolution d'octobre 1917

Après cette première étape, il y eut une période relativement longue d’attente avant la seconde étape, à savoir la « Révolution d’Octobre », probablement plus connue. Durant cette période, le soviets – composé de soldats et d’ouvriers élus dans les usines – et le Gouvernement provisoire tentèrent de diriger le pays ensemble, sans grand succès. Leur concurrence fit naître à nouveau des tensions. Leur vision était fondamentalement opposée, ainsi, il arriva que le Soviet édictât une loi et que le Gouvernement la fit annuler officiellement pas moins de quatre jours plus tard. Incontestablement, le pays n’avait pas encore trouvé sa stabilité politique, et un autre événement allait mettre les choses en place. L’antagonisme entre le Gouvernement provisoire et le soviet se transforma bientôt en conflit ouvert. Si les soviets soutenaient à l’origine une idée de démocratie parlementaire, ils finirent par devenir les instruments du socialisme révolutionnaire. Très vite, le peuple, voyant que le Gouvernement tardait à agir, acquit la conviction que c’était le soviet qui allait résoudre ses problèmes (c.-à-d. la crise économique,alimentaire…). La propagande bolchévique, déjà à l’œuvre, alimenta cette conviction. Ce fut la question des objectifs et de la poursuite de la guerre qui trancha définitivement – en faveur du soviet. Depuis trop longtemps, le peuple en avait marre de la guerre, et le Gouvernement ne semblait pas le comprendre. Dans un discours, Lénine déclara son hostilité à la guerre, prôna la confiscation et le partage des terres, le passage immédiat à une république des soviets et le boycottage du Gouvernement provisoire. À son parti – les Bolchéviks – il conseilla de ne pas prendre le pouvoir tout de suite, mais d’essayer dans un premier temps, par une propagande patiente (« Paix immédiate ! », « Tout le pouvoir aux Soviets ! », « La terre aux paysans ! »), de convaincre un maximum d’ouvriers. Pour ces déclarations, Lénine fut considéré comme un traître et partit se réfugier en Finlande. Durant son exil, le Gouvernement connut de nombreux troubles et changeant plusieurs fois. En octobre, Lénine considéra que le moment était venu. Désireux d’accélérer les choses, il rentra en Russie et fit pression sur le Comité central du Parti bolchévik afin que celui-ci organise une insurrection armée et prenne le pouvoir. Après avoir résisté, le Comité approuva la politique de Lénine et organisa l’insurrection. La Révolution d'octobre constitue la seconde phase de la Révolution russe, après les évènements de février 1917 ayant mené à l'abdication du tsar Nicolas II. Elle fut dirigée par Lénine et fut la première révolution du communisme marxiste du , inspirée par les théories de Karl Marx. Celle-ci éclata dans la nuit du 24 au 25 octobre (dans l'ancien calendrier tsariste, ce qui correspond à la nuit du 6 au 7 novembre). L’ « armée » bolchevique – dirigée par Trotski et composée d’ouvriers armés, de soldats et de marins – prirent d’assaut les points stratégiques de la ville : e. a. le Palais d’Hiver, siège du Gouvernement provisoire Le 7 novembre 1917, le dirigeant bolchevik Lénine lança ses partisans dans un soulèvement à Pétrograd (alors capitale de la Russie) contre le gouvernement provisoire dirigé par Kerensky (notons qu'à cette époque, la Russie utilise encore le calendrier julien : la date du 7 novembre (grégorien) correspond au 25 octobre julien). Les évènements à Pétrograd se déroulèrent sans effusion de sang : les bolcheviks parvinrent à prendre les symboles gouvernementaux sans résistance avant de lancer un assaut final sur le Palais d'hiver. Les films officiels tournés plus tard montrèrent ces évènements sous un angle héroïque, bien que dans la réalité les insurgés n'eurent à faire face qu'à une faible résistance. Le 25 octobre, Trotski annonçait déjà officiellement la dissolution du Gouvernement provisoire et la prise de pouvoir par les Bolcheviques. Le soviet, composé à présent d’une majorité de Bolchéviques, accepta d’assumer le pouvoir. Lorsque Lénine fit sa première apparition publique, il fut véritablement ovationné et sa première déclaration fut : « Nous allons maintenant procéder à la construction de l’ordre socialiste ». Le second congrès des Soviets eut lieu à ce moment. 649 délégués y furent élus, dont 390 bolcheviks (dont près d'une centaine de révolutionnaires communistes) qui participèrent au renversement du gouvernement Kerensky. Lorsque la chute du Palais d'Hiver fut officialisée, le congrès adopta un décret transférant tout pouvoir aux soviets, ratifiant ainsi le souhait des révolutionnaires. Le transfert des pouvoirs ne se fit pas sans heurts : de nombreux révolutionnaires socialistes considéraient que Lénine et les bolcheviks avaient pris le pouvoir illégalement, avant de prendre leurs distances. Ces défections furent accompagnées de ce commentaire de Léon Trotsky : «Partez, allez-y, partez, vous rejoignez les tas de poussière de la société». Le jour suivant, les Soviets élirent un conseil des commissaires du peuple comme base du nouveau gouvernement soviétique, en attendant la convocation d'une assemblée constituante, et passèrent un décret de paix et un décret sur la terre. La réussite de la Révolution d'octobre acheva les prémices de la Révolution russe nés en février, la faisant passer d'une idéologie libérale à une idéologie socialiste. La tentative de prendre Moscou un mois plus tard rencontra de violentes résistances, empêchant les bolcheviks de prendre le contrôle de la ville avant mars 1918.

La guerre civile russe

La guerre civile russe entre 1918 et 1920 opposa le nouveau gouvernement révolutionnaire rouge à ses propres troupes, aux Blancs divisés sur l'avenir politique de la Russie, La force anarchiste qui tenait l'Ukraine (la Makhnovchina) y participa également, opposée aux uns ou aux autres selon les circonstances. Les puissances étrangères (Allemagne, Pologne, France et Royaume-Uni) exerceront également une influence sur le déroulement du conflit. Jusqu'au traité de Brest-Litovsk en mars 1918, divers groupes nationaux, notamment en Ukraine et dans le Caucase, mettent à profit la situation pour tenter de s'émanciper mais les combats restent sporadiques. A partir d'avril, les Alliés - Français et Britanniques - interviennent dans le nord et dans le sud du pays, pour contrer l'occupation allemande, puis, après leur victoire de novembre 1918, en prenant ouvertement position aux côtés des «Blancs» comme le déclara Winston Churchill « le bolchévisme doit être étranglé dans son berceau ». Trois fronts principaux se constituent par divers groupes nationaux qui mettent à profit la situation pour tenter de s'émanciper :
- au sud (armée des volontaires russes et celle des cosaques dans la région du Don, commandée par le général Dénikine),
- au nord-ouest (armée de Ioudenitch),
- en Sibérie occidentale (armée de l'amiral Koltchak, renforcée par les 40 000 hommes de la Légion tchèque) à Omsk. A ces trois fronts s'ajouterons d'autres forces blanches plus ou moins autonomes:
- en Sibérie orientale : les troupes cosaques de l'Ataman Semenov appuyées par un fort contingent de "conseillers" japonais;
- en Mongolie : la Division asiatique de cavalerie du baron balte Ungern von Sternbeg

Armée rouge

Face à la conjugaison des menaces, le gouvernement soviétique transfère la capitale de Petrograd à Moscou et proclame la mobilisation générale et obligatoire. Léon Trotski prend énergiquement la direction de l'Armée rouge : de près d'un million d'hommes à la fin de l'année 1918, elle en comptera plus de 5 millions deux années plus tard. L'armée rouge défait une à une les armées blanches en commençant par Ioudenitch en octobre, puis presque simultanément à la mi-novembre Koltchak et Anton Ivanovitch Dénikine. En 1919, le gouvernement liquide la Makhnovchina. La période finale de la guerre fut le long siège des dernières forces blanches en Crimée. Piotr Nicolaïevitch Wrangel]] y avait rassemblé les restes des troupes de Dénikine qui s'étaient fortifiés. Ils tinrent jusqu'à ce que l'Armée Rouge, qui avait participé à la guerre contre la Pologne, débarque. Alors les blancs furent débordés et leurs dernières troupes évacuées vers Constantinople en novembre 1920.

Conséquences

Le premier résultat de cette révolution fut le renversement du régime tsariste, laissant le champ libre pour la prise de pouvoir par les Bolchéviks. Ensuite vint la création, en 1922, de l’U.R.S.S. – l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Le régime instauré par les Bolcheviques, l’ « ordre social », est mieux connu sous le nom de ‘communisme’. Le communisme, concrétisation des thèses de Marx, à pour base des idées telles que « mettre en place une dictature du prolétariat ». Dans la politique des bolcheviks, la liberté de l’individu est négligée au profit du groupe, l’État dictant à chacun sa conduite et possédant les biens de tous, les distribuant selon les besoins. En cela, le communisme est opposé fondamentalement au libéralisme. La Seconde Guerre mondiale fut suivi par la fameuse « Guerre Froide », opposant le Bloc communiste à l’Occident (dans ce cas, les États-Unis surtout) dans une course à l’armement qui n'aboutit jamais à un conflit ouvert direct, avant la chute de l’URSS.

Voir aussi


- La Révolution de février est aussi le nom donné à la Révolution française de 1848.
- Russie
- URSS
- bolchevik
- Parti socialiste-révolutionnaire de gauche
- collectivisme politique
- Socialisme d'État
- Lénine
- Révolution de 1905
- Docteur Jivago

Bibliographie


- Martin Malia, Comprendre la Révolution russe, Seuil, 1980.
- Nicolas Werth, Histoire de l'Union soviétique, PUF coll. « Thémis », 1992
- Nicolas Werth, 1917 : la Russie en révolution, Gallimard, coll. « Découvertes », 1997
- voline [http://www.babel.lautre.net/textes/voline/volineinconnue.pdf] la révolution inconnue (taille 1 Mo) (histoire de la révolution russe)
- Rosa Luxemburg, La Révolution russe : [http://www.marxists.org/francais/luxembur/revo-rus/rrus.htm]
- [http://culture.revolution.free.fr/themes/Revolutions-europeXX.html Bibliographie détaillée]
- Richard Pipes, La Révolution russe, Puf, 1993 Catégorie:Histoire de Russie Catégorie:Histoire militaire russe ja:ロシア内戦 ja:ロシア革命

Suisse

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse. Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue. La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican. Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme. L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire. En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum. Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit. La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires. Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).

Démocratie semi-directe

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple. Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.

Initiatives populaires acceptées

Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)

Dernières votations


- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
  - L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
  - La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
  - L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
  - La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.

Cantons

Argovie Article détaillé : Cantons suisses La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons. Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire. La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Suisse Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne Communes politiques : 2880 (2001) Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse

Économie

Article détaillé : Économie de la Suisse Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU. Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.

Population

inflation Article détaillé : Population de la Suisse La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons. L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue. Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien. Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant. La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population. Le romanche n'a pas le même statut que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'[http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a70.html alinéa 1 de l'article 70] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc. La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).

Culture

Article détaillé : Culture de la Suisse Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses

Fêtes et jours fériés

Seule la Fête nationale, le est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier. Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1 août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante. À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné. ! Date !! Nom !! !! |- | || Nouvel An || Tous || |- | 2 janvier || Berchtoldtag || Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1 est un dimanche) || Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich |- | 6 janvier ||Épiphanie || Schwytz, Tessin, Uri || |- | || Indépendance || Neuchâtel || |- | 19 mars || Saint-Joseph || Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri || |- | || Fahrtsfest || Glaris || |- | mobile || Vendredi saint || Tous sauf Tessin et Valais || |- | mobile || Lundi de Pâques || Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | mobile || Ascension || Tous || |- | mobile || Lundi de Pentecôte || Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | || Fête du Travail || Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure , Uri, Zurich || |- | 23 juin || Commémoration du plébiscite || Jura || |- | mobile || Fête-Dieu || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 29 juin || St-Pierre et Paul || Tessin || |- | || Fête nationale || Tous (fédéral) || |- | 15 août || Assomption || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | jeudi suivant le 1 dimanche de septembre | Jeûne genevois || Genève || |- | lundi suivant le 3 dimanche de septembre || Lundi du jeûne fédéral || Vaud || Neuchâtel |- | 25 septembre || Fête de St-Nicolas-de-Flüe || Obwald || |- | || Toussaint || Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 8 décembre || Immaculée Conception || Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug || |- | 12 décembre || L'Escalade || Genève || |- | 25 décembre || Noël || Tous || |- | 26 décembre || Saint-Etienne || Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri || Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug |- | 31 décembre || Restauration de la République || Genève || |{{{{{{{{

États-Unis d'Amérique

Les États-Unis, les États-Unis d'Amérique en forme longue, sont une fédération constituée de cinquante États (représentés par les cinquante étoiles du drapeau), située en Amérique du Nord et dans l'océan Pacifique. Quarante-huit de ces cinquante États sont situés au sud du Canada et au nord du Mexique. L'Alaska est situé à l'ouest du Canada. Hawaii est dans l'océan Pacifique, à 3 900 km au sud-ouest de la Californie. Washington, DC (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial (ce n'est pas un État et n'est pas non plus membre d'un État fédéré). D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membre de jure de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines. Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, du G8 et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est
États-Unis tandis que la désignation en forme longue est États-Unis d'Amérique. À l'exception notable de l'ONU et du titre de cet article, la forme courte États-Unis est utilisée pour désigner le pays par l'ISO, l'[http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm UE], l'[http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf IGN], la [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.ContentPar.0002.UpFile.tmp/lt_150813_statenames_f.pdf diplomatie suisse], l'[http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt INSEE], etc.

Histoire

Article détaillé : Histoire des États-Unis Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus et qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux et s, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud et Anglais à l'est constituèrent un choc des cultures et la plupart des Indiens sont morts à cause des épidémies importées par les Blancs. Anglais Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie, et les 13 colonies proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine. La question de l'esclavage déclencha la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de grandir grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest. Au , les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale économique et politique (surtout après la Seconde Guerre mondiale), malgré des échecs comme la guerre du Vietnam qui traumatisa la société américaine. Depuis l'explosion de l'URSS et la fin de la guerre froide, les États-Unis sont la seule grande puissance, une puissance contestée par les islamistes, par la croissance chinoise et par les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon). Voir aussi : Histoire des relations franco-américaines

Politique

Histoire des relations franco-américaines
Article détaillé : Politique des États-Unis Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans plusieurs domaines : il s'agit d'une fédération. Les États-Unis sont une république fédérale et parlementaire bicamériste. Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés. Le président et le vice-président sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1948, le président ne peut exercer que deux mandats. Le paysage politique est largement dominé par deux partis : le parti républicain et le parti démocrate. parti démocrate George W. Bush est président des États-Unis depuis 2001. La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral. Voir aussi : : : : : :

États

Article détaillé : États des États-Unis Voir aussi : Ordre d'entrée dans l'Union

Géographie

Ordre d'entrée dans l'Union
Article détaillé : Géographie des États-Unis
- Quelques repères :
  - Ville la plus peuplée : New York
  - Sommet le plus haut : Mont McKinley
  - Point le plus bas : Vallée de la Mort
  - Principal fleuve : le Missouri-Mississippi qui coule sur plus de 6 000 Km.
  - Superficie : 9 631 417  km²

  - Littoral : 19 924 km

  - Altitudes extrêmes : - 86 m > + 6 194 m

Relief

Mississippi, États-Unis]] Le relief des États-Unis a une organisation méridienne. D'est en ouest, on rencontre :
- une plaine côtière le long de l'océan Atlantique
- la chaîne des Appalaches, peu élevée
- une vaste dépression (Grands Lacs, plaine du Mississippi, Grandes Plaines)
- les montagnes Rocheuses
- le Grand Bassin
- la Sierra Nevada et la Chaîne des Cascades
- des vallées étroites (vallée centrale de Californie)
- les Coast Ranges, une chaîne côtière le long de l'océan Pacifique Il faut y ajouter deux territoires importants :
- Hawaii, archipel volcanique
- l'Alaska, appendice montagneux et volcanique du continent nord-américain

Climats

Tous les climats sont représentés aux États-Unis, du plus froid (Alaska) au plus chaud (Vallée de la Mort), du plus humide (Nord-Ouest) au plus sec (déserts du Sud-Ouest).
Voir l'article détaillé

Fleuves

Vallée de la Mort
- Rio Grande : 3 060 km
- Arkansas : 2 348 km
- Colorado : 2 317 km
- Ohio : 2 102 km
- Snake River
- Columbia
- Mississippi

Lacs

Mississippi Les Grands Lacs représentent environ 250 000 km² : du plus grand au plus petit :
- Lac Supérieur
- Lac Michigan
- Lac Huron
- Lac Érié
- Lac Ontario Les autres lacs importants sont :
- Grand Lac Salé
- Lac Mead
- Lac Powell
- Utah Lake
- Lac Tahoe

Frontières terrestres

12 034 km de frontières :
- 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska)
- 3 326 km avec le Mexique
- 29 km avec Cuba (base navale de Guantanamo)

Géographie humaine

Guantanamo Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100 méridien et en Alaska, les densités sont très faibles, sauf en quelques villes isolées. La Californie est l'État le plus peuplé. Plus des trois quarts de la population est urbaine. Les régions les plus dynamiques sont la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.
Voir aussi : ~ ~ ~ Politique environnementale des États-Unis d'Amérique

Économie

Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Article détaillé : Économie des États-Unis Les États-Unis possèdent la plus puissante économie du monde, avec un PNB qui s'élève à 11 649 milliards de dollars (2004). Dans cette économie de marché, les secteurs les plus dynamiques sont l'électronique, l'aérospatiale, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal atout du pays reste malgré tout le secteur tertiaire (services bancaires, production cinématographique, tourisme ...). Le taux de chômage est relativement faible. Les États-Unis souffrent d'un fort déficit commercial. La bourse de New York est l'une des premières du monde. Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre ...) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan atlantique et l'océan pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports). La population est cosmopolite et mobile. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'état fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui prône la libre circulation des marchandises et des capitaux. Quelques chiffres récents :
- taux de chômage en mars 2005 : 5,2 % de la population active
- taux de croissance du PNB en 2003 : 3,2 %
- L'économie américaine a créé 2,2 millions d'emplois nouveaux en 2003
-
Voir aussi : Accord de libre-échange nord-américain; Économie américaine, 2002.
- Consultez les paragraphes sur l'économie des états et des grandes villes.

Démographie

Article détaillé : Démographie des États-Unis Démographie des États-Unis Population : 295 267 686 habitants (janvier 2005). 0-14 ans : 20,8 % (hommes : 31 122 974 ; femmes : 29 713 748) ; 15-64 ans : 66,9 % (hommes : 97 756 380 ; femmes : 98 183 309) ; + 65 ans : 12,4 % (hommes : 15 078 204 ; femmes : 21 172 956)
Densité : 30,25 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 74,8 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 80,1 ans (en 2005)
Taux de